La Martre

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Patrimoine naturel

Patrimoine naturel

 

Notre patrimoine naturel tel que la foret ou le bois...


La forêt

Une histoire générale des bois de La Martre, du Moyen-âge à l’époque moderne.

Avant de détailler les divers usages des bois, il nous semble utile de poser ici quelques jalons qui vont permettre de mieux appréhender la situation particulière de la commune de La Martre, tout en la replaçant dans un contexte plus général d’utilisation et de réglementation des bois. Jalons qui aideront également à comprendre la situation actuelle.


Au Moyen-âge, les bois font partie des biens seigneuriaux. En effet, les seigneurs locaux ont tous les droits, particulièrement en ce qui concerne la mise en valeur et l’utilisation des bois. Dans certains cas, les communautés peuvent acheter des parcelles de bois, comme par exemple des « terres gastes » (landes), mais sur La Martre aucun document n’a été retrouvé qui nous permettrait d’attester d’un tel fait. Deux hypothèses peuvent donc être faites à ce sujet : soit la communauté était trop petite, soit elle n’en avait pas les moyens.
Par contre, dans le terroir de la Martre, il existe plusieurs « défends », dont celui de Picauvet sur lequel nous avons pu retrouver un certain nombre d’informations. Une zone « mise en défends » (ou « défens ») est un espace dont les usages sont très réglementés : dépaissance des troupeaux, ramassage du bois mort et du mort bois, défrichements et cultures céréalières contrôlées (taxées de manière spécifique), coupes d’arbres pour la construction de bâtiments... Cette locution est encore beaucoup utilisée de nos jours pour qualifier certaine portions du terroir, c’est un repère dans l’espace et dans la langue.
Pour ce qui est du cadre de leur utilisation, le seigneur passe des transactions avec ses sujets. Les défends font donc l’objet d’actes notariés (des chartes) qui précisent tous ces éléments. Dans les autres types de bois, on rencontre également des usages, des autorisations et des interdictions, mais elles sont d’ordre très générales et plus informelles.
(Extrait tiré de l’Etude du territoire réalisée en octobre 2007)

Le bois

Nature et composition des bois

Le territoire utilisé et occupé par les communautés se réparti en trois types d’espaces aux fonctions alors distinctes : l’espace cultivé (l’ager) et l’espace inculte divisé entre les landes et les pâtures (le saltus)  et la forêt (silva). Organisation à laquelle il faut superposer les notions de propriété et de droits d’usage.
Les bois, sont des espaces vivants, utilisés (jusqu’à l’extrême), parcourus au quotidien et surtout à la très grande importance économique. En effet, la forêt est la ressource principale, elle est vitale. Pastoralisme, chasse, cueillette et artisanat sont les principaux usages des ces espaces incultes. En effet, le bois sert à se chauffer (bois de chauffage), à chauffer (charbon de bois), construire (maisons, outils), à faire manger les bêtes.
Autrefois elle faisait fonctionner toute une économie locale artisanale (maréchal-ferrant, tuilières, verreries, potiers à terre, chaufourniers…),  etc. Un terroir est composé de différentes zones boisées : certaines d’entre elles sont mises en défens (bois réglementés dans le temps et l’espace, tels que Picauvet) et d’autres non (le reste de la montagne de Brouis).
Très peu d’éléments nous permettent de savoir exactement la nature des essences présentes dans les bois du canton. Les noms des arbres utilisés autrefois ne correspondent pas nécessairement aux noms utilisés actuellement.
De plus, ils sont souvent décrits en fonction de la possibilité d’exploitation qu’ils permettent (courbes, jeunes, vieux, baliveaux…), ou de leur état (bois vert, bois mort, mort bois).
Une des premières mentions que nous ayons date de 1640, au moment de la construction de l’actuel village, une procédure  pour « dépeuplement d’arbre » nous indique que des pins et des sapins sont coupés dans le Brouis pour construire les nouvelles maisons. En 1651, on apprend que le baille de la Martre fait des charbonnières avec les hêtres de l’ubac de Brouis, et y coupe des chênes pour se chauffer. En 1701, on sait qu’il y a des pins et des sapins sur la Colle de Brouis.

(Extrait tiré de l’étude du territoire, réalisée en octobre 2007)

La Martre 2012

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